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Une oeuvre, trois temps

Publié par Axelle Geltmeyer le 2 mars 2026

Absurde,
Une œuvre artistique
Trois temps pour les élèves

 

À l’école, la culture ne se résume pas à une sortie exceptionnelle. Elle peut devenir un véritable espace d’expérimentation, une manière d’apprendre autrement, de ressentir, de comprendre le monde et de créer.

C’est dans cette dynamique que nous avons accompagné les élèves de 5e et 6e secondaire de l’Athénée Royal de Marche-Barvaux-Bomal (ARMB) et de l’Enseignement Libre à Marche (ELMA). Au programme : un parcours artistique, culturel et créatif, construit en trois temps autour du spectacle Absurde.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Parcours d’Education Culturelle et Artistique (PECA) qui relève de l’enseignement. En tant qu’opérateur culturel, la MCFA propose des animations dans les écoles pour les élèves de la 1e maternelle à la 6e secondaire.

Un spectacle comme point de départ

Absurde est un spectacle dont la chorégraphie se construit comme un rêve éveillé, une version dansée du cadavre exquis inspiré du surréalisme. Les danseurs construisent une partition collective où les corps s’entrelacent, se multiplient, se dédoublent. À travers ce spectacle, les élèves découvrent une manière de regarder le monde, de questionner la logique, d’ouvrir l’imaginaire. Mais dans un projet PECA, le spectacle n’est pas une finalité, il fait partie d’une traversée…

Entrer dans l’expérience par le corps

Avant même de voir, les élèves ont rencontré. Les artistes sont venus dans les écoles, non pour expliquer, mais pour faire vivre. Dans les ateliers, après les premiers regards hésitants – car danser n’est pas un geste habituel à l’école – le corps devient langage : un outil pour explorer la relation à soi, à l’autre, à l’espace.

Ce premier temps transforme déjà le regard. On ne vient plus voir une œuvre comme un objet extérieur. On vient reconnaître une expérience et ressentir.

Voir, ressentir, dialoguer

La suite du parcours emmène les élèves au spectacle. Grâce aux ateliers danse, chacun.e est maintenant dans une forme de familiarité sensible, certains gestes font écho à leurs propres expérimentations. L’échange avec les artistes, après la représentation, prolonge cette exploration : il rend visible le travail artistique et rappelle que la création est un processus vivant, accessible et en constante évolution.

Traduire l’expérience dans la matière

Après le spectacle et de retour en classe, l’expérience change de langage. En arts plastiques, les élèves réalisent à leur tour un cadavre exquis… illustré! Sans jamais voir l’ensemble, chacun.e ajoute sa contribution à une œuvre collective en devenir. Peu à peu, des images inattendues émergent, parfois surprenantes et toujours singulières.

Ce passage d’un langage artistique à un autre permet d’ancrer l’expérience.
L’émotion devient réflexion.
L’intuition devient construction.

Faire parcours

Ce projet est plus qu’une activité culturelle, il est un parcours.
Un parcours où les élèves développent leur sensibilité artistique mais pas seulement. Ils exercent leur regard critique, leur capacité à coopérer, à imaginer, à donner forme. Ils expérimentent ce que signifie relier, questionner, approfondir, transformer.

Lorsque l’art est pleinement vécu, il ouvre des possibles et transforme les regards. Et parfois aussi, il transforme un peu celles et ceux qui le rencontrent.

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Ce projet est financé par PECALux, l’antenne PECA en Luxembourg belge. 

Spectacle Absurde et Ateliers danse par la Cie Anton Lachky.
Animations Arts plastiques par Vivien Crucifix.
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