Au creux d'une petite ville wallonne, un garçon de 18 ans est tué par 5 adolescent·e·s. “Les médias ont pris la parole, et en la prenant, c’est comme s'ils l’avaient enlevée: on regardait, on écoutait toutes les horreurs, assis dans notre canapé et plus personne ne parlait.”

Sur scène, 4 comédien·ne·s décortiquent la mise en récit de cet événement considéré comme un “fait divers”. Comment se construit un fait divers ? Quelles traces laisse-t-il sur une ville? N’est-il pas nécessaire d’y associer d’autres histoires pour raconter autrement?

En convoquant sur scène les paroles de jeunes qui ont grandi avec cette histoire mais aussi celles de journalistes, d'éducateur·rice·s, de parents… La représentation médiatique des faits laisse peu à peu place à ce qui ressemble à un “conte documenté”. Des dessins et des récits s’entrecroisent et investiguent le rapport intime d’adolescent·e·s à leur ville et aux figures adultes qui les entourent.