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L’analyse partagée : à la rencontre de nos partenaires

Publié par Antoine le 12 avril 2022

En lien avec son contrat-programme, la MCFA a défini, il y a 3 ans, des enjeux. Cette année, elle a décidé de sortir de ses murs pour le soumettre aux 15 communes de son territoire. C’est ce que l’on appelle l’Analyse Partagée !

Un enjeu formalise un changement que l’on voudrait voir apparaitre sur le territoire sur un laps de temps donné. L’analyse partagée vérifie que cet enjeu est partagé (ou pas) par les habitants du territoire et définit, par ce biais, l’orientation à donner à certaines actions de la MCFA pour les cinq prochaines années.

Comment ?  Durant plusieurs semaines, nous irons à la rencontre tant du tissu associatif que des citoyens des 15 communes du territoire.

La première étape : Des dizaines de partenaires mobilisés de manière ludique lors de différentes rencontres avec en toile de fond ces questions :

Au regard de vos pratiques professionnelles, partagez-vous notre enjeu ? Qu’est-ce qui vous interpelle ? Qu’est-ce qui vous fait sens (ou pas) ? Voyez-vous des synergies possibles à l’avenir ? Avez-vous des attentes par rapport à la MCFA ?

Cet article fera partie des outils évolutifs tout au long du processus. Il synthétisera au fur et à mesure l’état de la réflexion et sera lisible par tous à tout moment. Une façon de nourrir la réflexion avant, pendant et après nos rencontres.

Un second article existe en parallèle témoignant des rencontres citoyennes. Vous le trouverez ICI

Chapitre 1 : les centres culturels associés

Ça y est ! C’est en ce mois de novembre qu’on débuté les premières rencontres avec nos partenaires.

Et ce sont les Centre culturels associés, membres de la coopération qui ont inauguré notre animation. Une animation ? Oui, c’est de manière ludique que nous souhaitions les rencontrer et avons donc créé un outil pour initier la réflexion. D’abord, nous avons identifié une série de mots issus de notre enjeu que nous proposons de classer selon la manière dont ils résonnent dans les pratiques professionnelles de nos partenaires : pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément ?

NOTRE POINT DE DEPART : ENJEU ZÉRO

Partant du postulat que la culture de consommation peut entraver la notion de bien-être, nous voulons poser une regard critique sur nos habitudes de consommation individuelles et collectives en activant nos ressources et collaborations locales au travers d’échanges de pratiques, d’alternatives et d’expérimentations.

Après discussion sur le sens de ces mots et l’importance que chacun leur donne. C’est le moment de dévoiler l’enjeu enrichi des réflexions des rendez-vous précédents.

Lors de notre premier rendez-vous avec les Centre culturels associés l’accent a été mis sur la « déjargonisation ». Faire de cet enjeu quelque chose de lisible. Il s’est également révélé être assez proche des préoccupations de nos confrères. Dans cette reformulation, le public est plus actif. On a transformé « échanges de pratique » et « échanges », plus riche. « L’expérimentation » qui pouvait être comprise de différentes manières est devenue « participations actives ». La notion de bien-être semblait partagée par tous mais en concluant l’enjeu par ce mot, il a été mis en avant. Ce n’est plus un moyen mais une finalité.

NOTRE ENJEU – VERSION UNE

Nous voulons inviter le citoyen à poser un regard critique sur la culture de consommation, sur ses habitudes individuelles et collectives, en activant nos ressources et collaborations locales ; au travers d’échanges, d’alternatives et de participations actives, favorisant le bien-être.

Chapitre 2 : les Agences de Développement Local (ADL)

L’étape suivante fut la rencontre avec les ADL. L’accent est alors mis sur le verbe avec un appel à l’action plus direct. Toutes se rejoignent sur la nécessité d’inviter le citoyen à poser un regard critique et sur le recours aux collaborations et ressources locales. Ces notions font notamment échos dans leurs pratiques à la promotion des circuits courts, à des projets comme « A travers Champs » ou « La semaine du commerce équitable ». Le mot « Culture de consommation » prête à confusion et est remplacé par le mot « société de consommation ». Une dimension politique voit également le jour, avec une envie de voir le centre culturel comme un levier auprès des décideurs locaux. Finalement la notion de bien-être est fortement débattue, on y ajoute « personnel » et la notion de « convivialité » pour l’aspect collectif.

NOTRE ENJEU – VERSION DEUX

Encourager les citoyens et les décideurs politiques à poser un regard critique sur la société de consommation, sur ses habitudes individuelles et collectives en activant nos ressources et collaborations locales, au travers d’échanges, d’alternatives et de participations actives favorisant le bien-être personnel, l’expérimentation et la convivialité.

Chapitre 3 : le Théâtre Action

L’escale suivante a eu lieu durant les rencontres d’Automne du Théâtre Action (RATA) à la MCFA avec trois compagnies et le CTA (Centre de Théâtre Action). Lors de la première partie de l’animation, le mot « bien-être » déchaine les passions : tantôt évident en lien avec les conditions de travail et de représentation, tantôt trop fourre-tout et finalement résultat d’un processus. Mais plus que la finalité, c’est ce que se trouve à l’intérieur qui compte (des échanges, les ressources et collaborations locales,..). Le mot « Consommation » pose question et est finalement mis en vis-à-vis avec « regard critique ». Si certains condamnent le consumérisme culturel notamment, d’autres l’encouragent comme garant du développement de l’esprit critique. Tous se rejoignent par contre sur le fait que poser un regard critique, en tant que compagnie de Théâtre Action, et susciter ce regard critique auprès du public, est, si non une condition sine qua non, au minimum une ambition. Tout comme le « regard critique », les notions « d’échange » et de « collaborations/ressources locales » sont également définies comme faisant partie des fondements du Théâtre Action et donc résonnent énormément dans leurs pratiques

Après cette discussion prolifique autour des mots, c’est un regard très critique que ces partenaires ont posé sur le travail de la MCFA. Même s’ils reconnaissent le travail des équipes en place, ils regrettent le trop peu de sollicitation des ressources locales/du terrain et une politique culturelle trop autocentrée sur la MCFA et les ressources venues d’ailleurs. Ils ont rappelé la richesse culturelle du nord Luxembourg qu’ils souhaiteraient voir plus souvent sollicitée.

Finalement, en lien avec l’enjeu, la notion de « bien-être » a été remplacée par « Cohésion sociale » puis par « le fait de faire société ». La notion de « décideurs politiques » disparait également car jugée trop abstraite. Si la note d’intention semble avoir été perçue, pour ces partenaires, la MCFA répond avant tout à une obligation décrétale. Pour eux, c’est désormais la concrétisation de cet enjeu qui prime !

NOTRE ENJEU – VERSION TROIS

Encourager les citoyens à poser un regard critique sur la société de consommation, sur ses habitudes individuelles et collectives en activant nos ressources et collaborations locales, au travers d’échanges, d’alternatives et de participations actives favorisant le fait de faire société.

Chapitre 4 : les CPAS et INTEGRA PLUS

C’est à Barvaux que nous emmène cette nouvelle rencontre au sein d’Intégra Plus. L’exercice de classer des mots en fonction de s’ils résonnent pas du tout, un peu, beaucoup ou passionnément dans les pratiques professionnelles de nos partenaires, se renouvelle donc sous le prisme social, cette fois.

D’emblée les notions de « Ressources et Collaborations locales », « échanges » et « regard critique » font sens. Sans cela, il est impossible de travailler pour ces partenaires. La notion de « bien-être » ou du moins de « mieux-être » apparait comme une évidence également. Ce mot, longtemps sous-entendu dans les pratiques de ces partenaires, fait d’ailleurs désormais partie intégrante du « jargon officiel » et du travail en ateliers notamment. La « Culture » semble plus anecdotique ou, en tout cas, secondaire face aux préoccupations considérées souvent plus « vitales » des publics fragilisés. Quant à la « consommation », même si elle est abordée régulièrement avec le prisme de la surconsommation ou de la récup’, cette notion reste également plus éloignée.

Par rapport à l’enjeu, la notion « de faire société » disparait au profit de devenir « acteur ». « Les ressources et collaborations locales, les échanges, d’alternatives et de participations actives favorisent désormais « le pouvoir d’agir ». On enlève également « les habitudes » sous entendues dans « Société de consommation », mais on garde la notion de « individuel et collectif » qu’on déplace à la fin.

NOTRE ENJEU – VERSION QUATRE

Encourager les citoyens à poser un regard critique sur la société de consommation en activant les ressources et collaborations locales, au travers d’échanges, d’alternatives et de participations actives favorisant le pouvoir d’agir individuel et collectif.

Chapitre 5 : CinéMarche et Article 27

Nouvelle escale auprès des partenaires du Particip’Art : CinéMarche et Article 27. Partenaires récurrents et historiques qui prennent d’ailleurs leurs quartiers directement dans les bâtiments de la MCFA. Si le mot « expérimentation » éveille certaines sensibilités, la notion de « faire expérimenter » à un public, d’essayer, d’oser, de recommencer est bien partagée. Même si on préférera sans doute le terme de « chipotologie ». La consommation n’est que rarement abordée de front par Art.27, quant à CinéMarche, on s’en éloigne un maximum puisque ce volet est principalement porté par le partenaire commercial qu’est le cinéma. La notion de bien–être interpelle car plus qu’un objectif ça devrait être une conséquence de ce qui est mis en place. Or c’est une notion ne dépend pas que de nous. « Le chouchoutement » ou autrement dit, le fait d’offrir un cadre bienveillant est vu également, pour certains, comme une exigence. Le mot « culture » bien qu’indéfinissable apparait comme un trait d’union, il devrait toujours être là. Mais ces partenaires évoquent également la difficulté de travailler avec des gens qui n’ont pas la même définition de ce mot, notamment au sein de la MCFA. L’idée est alors de définir des directions vers lesquelles travailler ensemble.

Concernant l’enjeu proprement dit, pour nos partenaires du jour,  la « société de consommation » dévoile un certain parti pris déjà. « Encourager le regard critique » ressemble plus à un slogan politique qu’à un réel débat. La volonté conjointe d’inclure d’avantage l’individu dans cette formulation transforme « Encourager les citoyens à poser un regard critique… » en « Donner les moyens aux citoyens de se questionner et se positionner… ». L’absence de « créativité » dérange également. Pourquoi ne pas amener le côté créatif directement sur le papier pour sortir du cadre et affirmer une posture ? À titre d’exemple, « Citoyens » se voit précédé de petits, moyens et grands « c ». Nous en prenons bonne note !

Finalement, chez ces partenaires aussi, les attentes sont nombreuses : la MCFA, comme centre de ressources à la portée de tous, un lieu vivant et accessible… Des actions pensées du bas vers le haut. Et une même direction pour tous donnée au mot « culture »…

NOTRE ENJEU – VERSION CINQ

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la société de consommation en activant les ressources et collaborations locales, au travers d’échanges, d’alternatives et de participations actives favorisant le pouvoir d’agir individuel et collectif.

Chapitre 6 : Une alternative numérique testée avec le CO

Depuis le début de notre démarche, nous privilégions les rencontres réelles, en présentielle dirait-on aujourd’hui. Mais les CODECO de décembre 2021, qui nous ont à nouveau fait trembler à plusieurs reprises, nous ont incités à réfléchir à une alternative virtuelle. Pour ce faire, nous avons mis le Comité d’Orientation à contribution lors d’une réunion en visioconférence. Grâce à un outil partagé en ligne, l’exercice s’est avéré très participatif, dynamique et apprécié des participants. Le pari du numérique est réussi. Le cas échéant, cette technique pourra être utilisée à l’avenir.

 

Chapitre 7 : La Fondation Rurale de Wallonie (FRW)

C’est vers la Fondation Rurale de Wallonie que nous a menés cette nouvelle rencontre. Un acteur de terrain qui a l’habitude des consultations populaires et très au fait des préoccupations des citoyens. Un public impliqué dans le développement de sa commune et donc souvent déjà sensible au grands enjeux de société modernes.

C’est pourquoi, le thème de la « consommation » et, pour le moins, celui du « consommer plus local » émerge régulièrement des discussions. Tenter de repenser la consommation autrement avec les habitants est aujourd’hui une des préoccupations des agents. Une préoccupation qui va de pair avec l’esprit critique : analyser la nécessité réel d’avoir plusieurs bâtiments avec la même fonction dans une commune, pouvoir regarder chaque proposition avec un regard neuf, pouvoir concilier les envies de chaque partenaire,…

Et c’est là que les « ressources et collaborations locales » sont essentielles. « Qu’elles soient humaines ou matérielles », c’est la base du métier de la FRW. Tout comme les « échanges », avec cette volonté de créer du lien entre les citoyens pour faire émerger des projets sur leur territoire, et ce, à tous les niveaux. Les échanges se passent également entre équipes, échanges de pratiques, résultats d’expérimentations. Expérimentations en matière de méthodologie qu’il faut sans cesse adapter au public, innovations en matière de projets,… Une notion au cœur des envies de la FRW mais encore trop peu présente pour les agents, dû notamment à un cadre institutionnel (exigences liées aux subsides,…) un peu trop rigide.

Un goût de trop peu subsiste également par rapport au mot « culture ». Même si la finalité de certains projets touche à ce domaine, la FRW aborde surtout cette notion à travers le patrimoine, très présent au sein de ses actions. Finalement, en abordant le « bien-être », on se rend à nouveau compte que c’est une notion qui compte pour la FRW et qui transparait dans la définition même de sa mission : « Améliorer le cadre de vie et la convivialité sur la commune ».

Concernant l’enjeu, après discussions sur les mots « acteur » et « réinventer », la principale contribution des agents de la FRW à notre enjeu apparait sur la notion de « Société de consommation ». Une notion tant galvaudée qu’elle est aujourd’hui connotée comme quelque chose d’immense et de négatif. Cela réduit la capacité d’action selon les agents. Alors que « Culture de consommation », qui se trouvait dans la formulation initiale de l’enjeu, la ramène à taille humaine. La culture, c’est l’affaire de tous.

 

NOTRE ENJEU – VERSION SIX

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la culture de consommation en activant les ressources et collaborations locales, au travers d’échanges, d’alternatives et de participations actives favorisant le pouvoir d’agir individuel et collectif.

 

Chapitre 8 : Le Famenne & Art Museum, la Bibliothèque provinciale, l’Office du Tourisme et la Bibliothèque communale de Marche

Lors de cette nouvelle rencontre, ce sont des acteurs touristiques et culturels de Marche que nous avons rassemblés autour d’une même table.

Lors de la discussion sur les mots, une évidence de lien entre chacun d’entre eux est apparue. Chacun des opérateurs rassemblés expérimente régulièrement de nouveaux projets, de nouvelles expositions, de nouveaux outils, etc. Pour organiser tout cela, ils font régulièrement appel à des ressources et collaborations locales. Et ces nouveaux projets se construisent au travers d’échanges et créent également des échanges. Quant au regard critique, il est, pour ces opérateurs, un état indispensable pour savoir à un moment donné, où ils en sont et s’ils ont rempli leurs objectifs. De plus, au travers de leur domaine respectif, chacun essaie de faire en sorte de susciter le débat, le questionnement auprès de son public.

La distinction entre culture et divertissement, fait également débat.  A l’heure où le divertissement est roi, jusqu’où faut-il aller en tant qu’opérateur culturel ou touristique pour attirer un nouveau public sans pour autant se trahir ?

Finalement la notion de « bien-être » apparait avec le satisfaction d’un projet mené à bien, mais également au travers d’aménagements spécifiques à destination du public favorisant cet état au sein même des institutions.

Concernant l’enjeu, tous s’entendent sur le fait que le mot « culture » est plutôt là pour faire « joli » alors que c’est la « consommation » qui est le sujet. Le mot « culture » vient donner une espèce de légitimation intellectuelle à cette pratique. Et ça altère le mot « consommation ». Il est alors décidé de l’utiliser seul.

L’occasion de discuter également des modifications entre l’enjeu de base qui, d’après les intervenants du jour, possédait plus de reliefs que le dernier jet. Toutefois, contrairement à l’enjeu de base, ce nouveau projet permet de se distancier du jargon et de minimiser le côté moralisateur qu’avait la première proposition. Il est à la fois complexe et simple.

Le choix est fait de scinder la phrase. Et de conclure cette première phrase par le mot « consommation », ce qui a pour conséquence de le mettre en exergue. C’est ça le mot clé. La suite, c’est plus la manière de le faire.

 

NOTRE ENJEU – VERSION SEPT

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la consommation.

En activant les ressources et collaborations locales, au travers d’échanges, d’alternatives et de participations actives favorisant le pouvoir d’agir individuel et collectif.

Chapitre 9 : La MUFA, le CRIE, la MJ et la Bibliothèque de Saint- Hubert

Cette nouvelle escale nous entraine à Saint-Hubert à la rencontre d’une table de partenaires éclectiques au fond de la bibliothèque locale.

Si le terme « consommation » gravite autour de ces partenaires, il n’est pas spécialement au cœur de leurs actions. Contrairement au « regard critique » qui fait partie de leur quotidien, que ce soit vis-à-vis de leurs pratiques respectives, avec les jeunes, les écoles ou en matière d’aménagement territorial.

Les « échanges » tout comme « les ressources et collaboration locales » font partie de ces métiers. Ils sont tantôt très présents et déjà bien établis, tantôt plus timides et encore à développer mais toujours au centre des préoccupations.

En matière de « bien-être », il est question de 3e lieu. Un endroit qui ne soit ni le travail, ni la maison où les gens en sentent bien et ont envie de se poser. Les lieux culturels devraient être un 3e lieux. Une MJ en est un pour les jeunes qui la fréquentent.

L’ « expérimentation » de nouvelles pratiques, pour toucher de nouveaux publics fait également écho à tous les partenaires du jour.

Finalement la « culture » apparait en fil rouge de leurs pratiques respectives que ce soit à travers de la lecture, la culture générale, des évènements, du patrimoine ou même de la nature.

Concernant l’enjeu, le terme « alternatives » fait débat. Tant et plus, qu’ils finissent par déballer le dictionnaire Larousse 2002 flambant neuf : « Alternative = Obligation de choisir entre deux possibilités. Solution de remplacement. Succession de phénomène ou d’état opposé ». Ce mot apparait comme orienté, ça présuppose qu’il faut aller vers des modes alternatifs de consommation. Il est donc simplement supprimé et sous-entendu dans « échanges » : on échange aussi sur des pratiques alternatives.

Certains partenaires en profitent pour souligner que ce volet « éducation permanente » de la MCFA est moins connu de nos partenaires et pourtant très intéressant en matière de collaborations possibles.

Si la notion de « participation actives » fait l’unanimité, il manque la notion de culture, d’art,… qu’on pourrait attendre d’un centre culturel. Après réflexion, apparait « participation active et créative », puis finalement « participations créactives » émerge dans un enthousiasme non dissimulé.

La seconde partie de l’enjeu ne semble reliée à rien. Et l’équipe du jour décide d’ajouter un efficace « Comment ? » devant celle-ci.

 

NOTRE ENJEU – VERSION HUIT

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la consommation.

Comment ? En activant les ressources et collaborations locales, au travers d’échanges et de participations créactives favorisant le pouvoir d’agir individuel et collectif.

 

Chapitre 10 : L’ONE et l’ATL de Marche

Cette nouvelle étape nous emmène virtuellement à la rencontre de l’ONE et de l’accueil Temps Libre de Marche. Le mot « culture » apparait comme peu présent dans la vie de certains de leurs publics. A l’heure où il faut parfois réapprendre les bases, ce n’est pas une priorité même si tous appellent de leurs souhaits d’avoir plus de connexions. Le « bien-être » apparait comme une évidence, l’essence même de leur mission. Quant aux « ressources et collaborations locales », ils en redemandent tant et plus mais regrettent le manque de visibilité des uns et des autres et aspirent à ce que la Commune puisse jouer ce rôle de lien.

« Expérimentations » et « consommation » font tantôt fortement écho, tantôt pas du tout. Si certains sont effarés par la consommation des jeunes parents par exemple, ils sont aussi sans cesse en train de se réinventer ou de tester de nouvelles choses pour rencontrer leurs publics.

Finalement, plus que l’éveil de l’ »esprit critique » des uns ou des autres, c’est un certain « savoir-être » qui est mis en avant.

Concernant l’enjeu, même si le mot « consommation » ne fait pas d’emblée partie du vocabulaire de ces partenaires, cette idée de revenir à l’essentiel transpire dans leurs actions. Ils sont titillés par le fait que le mot « bien-être » ait disparu. Sans arrivé à le réintégrer, il apparait toutefois comme important.

NOTRE ENJEU – VERSION NEUF

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la consommation.

Comment ? En activant les ressources et collaborations locales, au travers d’échanges et de participations créactives favorisant le pouvoir d’agir individuel et collectif.

Chapitre 11 : GAL Nov’Ardenne et Parc Naturel/GAL de l’Ardenne Méridionale

Nouvelle escale à Libin où d’emblée la mot « bien-être » ne fait pas sens immédiatement puis se révèle présent au sein de toutes les fonctions qui concourent au bien-être général, au cadre de vie : moins de pesticides, meilleure alimentation, tourisme plus doux, etc.

La notion de « consommation » fait également partie du quotidien des GAL, que ce soit la consommation de produits locaux ou du territoire. Tout comme la « culture ». Culture dans le sens agronomique du terme, mais également grâce aux nombreux liens qui sont fait avec les centres culturels locaux.

En tant que territoires de laboratoire, les GAL pratiquent l’ »expérimentation » en testant des pratiques pour améliorer des choses ou aller vers d’autres orientations. Ce qui va de pair avec le « Regard critique » sur leurs propres pratiques comme sur la société en général. La notion de « ressources et collaborations locales » apparait également comme une évidence. Si les GAL sont initiateurs de projets, ils peuvent s’appuyer sur un réseau de partenaires pour les pérenniser.

De prime abord, l’enjeu étonne car la « consommation » n’est pas la première chose à laquelle on pense quand on parle de culture. Toutefois, en tant qu’enjeu de société important qui touche tout le monde, le fait qu’un centre culturel se l’approprie ne parait pas illogique pour les partenaires du jour.  La notion de « bien-être », importante dans l’acte de consommation, refait également son apparition.

La principale contribution de ces partenaires réside dans la compréhension proprement dite de l’enjeu. Ainsi, les moyens pour mettre en œuvre cet enjeu sont scindés par des tirets et numérotés.

NOTRE ENJEU – VERSION DIX

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la consommation.

  1. En activant les ressources et collaborations locales,
  2. au travers d’échanges et de
  3. participations créactives favorisant le pouvoir d’agir et le bien-être individuels et collectifs.

Favorisant le pouvoir d’agir et le bien-être individuels et collectifs.

Chapitre 12 : Les partenaires de Manhay-Erezée-Rendeux (Parc Chlorophylle, Moulin de la Fosse, ASBL Terre d’Érezée et sa région, La ferme artistique du moulin d’Odeigne, Vert pomme, ASBL Repair Together,  le CIRAC)

C’est à Manhay, au sein du Parc Chlorophylle, que nous entraîne cette nouvelle rencontre. Sept partenaires aux profils très variés nous ont rejoints pour l’occasion. Et d’emblée le mot « consommation » interpelle. Même si tous y sont sensibles lors qu’il s’agit de circuits-courts et de valorisation des produits locaux, tous n’ont pas la possibilité de leur donner la place qu’ils souhaiteraient. « Ressources et collaborations locales » résonnent par contre passionnément. D’après eux, les échanges et les rencontres font partie des choses qui font que l’humanité reste l’humanité. Le lien entre les gens apparait comme essentiel. La taille des partenaires autour de la table fait également que les collaborations deviennent vitales pour atteindre une certaine visibilité, un poids. Le rapport de ces partenaires à la « culture » résonne assez différemment : tantôt pas assez présente, tantôt avec des difficultés de toucher un public jeune, ou encore présente au quotidien. « Culture » en tant que patrimoine ou en tant qu’échanges interculturels, etc. À des degrés divers l’« expérimentation » et le « regard critique » font aussi partie du quotidien de ces partenaires. « Expérimentations » comme moyens d’apprentissage. « Regard critique » sur des pratiques, sur un patrimoine, sur la société en général et sa manière de consommer notamment, etc.

Une fois l’enjeu dévoilé, le volet d’éducation permanente saute aux yeux. Même si certains regrettent que le mot « culture » n’apparaisse pas directement, quand d’autres le voit dans « participations créactives »

Les partenaires suggèrent d’aborder la consommation numérique notamment, ainsi que la consommation au fil des âges, les perspectives annoncées, l’héritage de nos campagnes, etc.

L’accent est mis sur « les consommations », plutôt que sur « la consommation » qui se voit habillée de nombreux « C ».

Finalement, le cheminement entre la formulation de départ et cette dernière version apparait comme cohérent. La note d’intention est validée en attendant les actions concrètes qui seront proposées.

NOTRE ENJEU – VERSION ONZE

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la cCCccCconsommation

  1. en activant les ressources et collaborations locales,
  2. au travers d’échanges et de
  3. participations créactives favorisant

le pouvoir d’agir et le bien-être individuels et collectifs.

Chapitre 13 : Les partenaires de La Roche et Tenneville (Bibliothèque locale Asbl Ardenne Tourisme, Plan de cohésion social Tenneville, Maison du Tourisme de la Grande Forêt de Saint-Hubert et Tourisme Tenneville, Syndicat d’initiative de la Roche)

Avant dernière escale à La Roche-en-Ardenne où la « consommation » fait écho quand il s’agit de promouvoir les produits locaux. Le lien entre Tourisme et Culture est également débattu. Consommer la culture ou le tourisme doit être fait aussi de manière raisonnée et anticipée pour éviter des situations vues en période de confinement où les balades champêtres se sont transformées en autoroutes.  Tous estiment que la « culture » se retrouve dans tout. Même si ce n’est pas forcément un axe prioritaire développé dans leurs actions, la culture est souvent là en trame de fond ou en action complémentaire qui offre aussi un label de qualité.  Un lien important est fait entre  « Regard critique » et « expérimentations », principalement par rapport à leurs propres pratiques. Ces deux dernières années, la tendance a été d’organiser des choses « coûte que coûte ». Avec le recul, certaines actions ont été très efficaces, d’autres moins. Il faut en tirer les enseignements. Finalement le « bien-être » fait consensus : accès aux droits fondamentaux, droit à la culture à un prix démocratique, accessibilité particulièrement dans des endroits plus reculés comme Tenneville et La Roche. Mais c’est aussi le divertissement et le plaisir.

Une fois l’enjeu dévoilé, le terme « consommation » requiert plus de précisions d’après les partenaires autour de la table. Ils envisagent de parler « des consommations » et optent finalement pour « la consommation sous toutes ses formes ». Concernant les synergies possibles, même si elles n’apparaissent pas clairement d’emblée, les partenaires du jour sont ouverts à la collaboration. Le seul doute subsiste quant à l’accueil que pourrait réserver le public à cette thématique.

NOTRE ENJEU – VERSION DOUZE

Donner les moyens aux CccCCcitoyens de se questionner et se positionner sur la cCCccCconsommation sous toutes ses formes

  1. en activant les ressources et collaborations locales,
  2. au travers d’échanges et de
  3. participations créactives favorisant

le pouvoir d’agir et le bien-être individuels et collectifs.

Chapitre 14 : La CLAC

Notre dernière étape nous mène à Arlon, chef-lieu de la Province de Luxembourg et quartier général de la CLAC, la confédération Luxembourgeoise des associations de commerçants. C’est la toute première fois que nos deux organismes se rencontrent et c’est donc l’occasion de faire connaissance tout en abordant les possibles synergies futures.

Même si la CLAC existe depuis 30 ans, une nouvelle dynamique a été recréée il y a un an. À ce jour, cinq communes de notre territoire sont membres de la CLAC : La Roche, Tenneville, Libin, Wellin et Nassogne. L’objectif est surtout de pouvoir amener une certaine expertise, un soutien aux communes et associations de commerçants des communes cotisantes. Des événements d’envergure pourraient également être envisagés sous le label CLAC.

La CLAC est demandeuse d’avoir des collaborations. Des Communes adhérentes cherchent à réinventer les réunions d’associations de commerçants, les braderies, etc. Savoir qu’un partenaire culturel peut, dans la mesure du possible, collaborer à un projet rassembleur, est très positif pour la CLAC.

A partir du moment où la MCFA touche au thème de la « consommation », collaborer avec les commerçants peut avoir du sens.